
Dans l’article « Le Cas Belge : L’Acquittement Controversé d’Herman Brusselmans et l’Antisémitisme en Belgique » de Rafaël Amselem, Me Julien Uyttendaele a tenu à rappeler le message terrible envoyé par l’État via le parquet dans le cadre de « L’affaire Brusselmans ».
Rappelons en guise de propos liminaires que trois plaintes ont été déposées.
La première plainte avec constitution de partie civile, le 22 août 2024, jugée irrecevable le 18 octobre 2024 : en cause, l’absence dans ses statuts d’une quelconque mission de lutte contre l’antisémitisme, d’où il résulte le défaut d’intérêt à agir.
La deuxième plainte avec constitution de partie civile, déposée le 17 octobre 2024 à la demande des organisations représentées par Me Uyttendaele, et dont sa recevabilité n’a pas pas été contestée. L’instruction pénale est encore en cours.
Enfin, la troisième plainte évoquée ici, sans constitution de partie civile, déposée par Unia et qui s’est soldée par un acquittement le 11 mars 2025.
Depuis le début de cette affaire, Me Uyttendaele n’a cessé de rappeler l’absurdité du refus de joindre les dossiers, et ce, malgré les demandes formulées conjointement avec plusieurs confrères.
Cette approche, à l’antithèse du principe de bonne administration de la justice, risque de donner lieu à des décisions éclatées et potentiellement contradictoires.
De plus, elle n’est pas sans dénoter une certaine partialité.
Le terrible message évoqué en préambule est donc celui-ci : la société belge n’est pas atteinte par les propos antisémites.
Une question demeure cependant : comment en sommes-nous venus à accepter un contexte culturel favorable à l’expression de la haine et cette tolérance particulière à l’égard des menaces antisémites ?
L’article complet : Rafaël Amselem. Un écrivain appelle au meurtre des Juifs ? La Belgique l’acquitte. (Partie I). 02/07/2025